Une couette de montagne : couette montagne

C’est bien le moment des couettes!

Comme les journées se font de plus en plus courtes, fraiches, souvent on pense qu’à une chose. S’envelopper de quelque chose de doux et de chaud, réchauffer le corps… Une tasse de bon thé ou d’une tisane, un livre intéressant. Voilà un moment dont on rêve… C’est à ce moment-là qu’une couette de montagne ne serait pas de trop. Une vraie “couette montagne, chaude, gonflante et enveloppante. Bonne nouvelle : ce rêve est réalisable. Mais racontons depuis le début.

D’abord la laine

En premier lieu, on s’en doute, il faut tondre les brebis. Puis, trier la laine, la laver dans plusieurs bains de l’eau pluie ou celle de source. Évidemment, le travail est beaucoup plus sympathique à faire pendant la belle et chaude saison… Ensuite, laisser sécher la laine à l’air de montagne, à l’abri du soleil brulant et protégée d’une pluie éventuelle. Après, une fois bien sèche, ramener tout cela dans l’atelier (en construction) et carder deux ou trois fois. La cardeuse, c’est une traditionnelle, à l’huile de coude, et ça, c’est très efficace pour les muscles…

laine pour la fabrication de la couette

une montagne de laine

L’enveloppe de la couette

Ensuite, c’est le choix d’enveloppe pour la laine qui s’impose. Vu que cette dernière respire, tout en nous chauffant, il lui faut une toile à la hauteur de ses qualités. C’est pour cela qu’on a préféré le noble lin naturel. Cette toile de qualité, convoitée depuis l’Antiquité possède des avantages à ne pas manquer. Isolante aussi, respirante, elle offre une chaleur au moment des températures basses et quand il fait chaud, au contraire, elle devient fraiche au toucher. Quoi de mieux pour couvrir la laine ?

Ainsi, l’étape de confection de l’enveloppe se fait avec la machine à coudre (vive le travail mécanisé, ouf). Contrairement à nos premières couettes, nous choisissons de cantonner la laine dans les couloirs préalablement piqués à la machine. Ceci pour le côté esthétique et pratique, car le remplissage deviendra ainsi plus aisé et régulier.

Le remplissage

Une fois l’enveloppe prête, il ne reste que de peser et préparer les lots de laine pour remplir la couette. Un peu de mathématique quand même. Et c’est une véritable montagne de laine qu’il nous faut, puisqu’on a choisi le grammage bien abondant de 800 g de laine au m2. Ainsi, même les plus frileux ne pourront pas se plaindre. Enfin, il faut se mettre à remplir cet édredon et c’est long, c’est long…

remplissage de la couette en laine

Une fois la laine divisée en lots bien pesés, les canaux se remplissent

La couette de taille 220 x 240 cm aura 9 couloirs à garnir bien régulièrement. Avec le cardage cela prendra quelques bonnes heures. Mais enfin le travail terminé. La couette commence à prendre sa forme.  Maintenant, ce sont les bouffettes qui nous restent à poser (“les pompons” comme le disent certains). Et ceci n’est pas une décoration, quoiqu’on les ait choisies aussi pour leur aspect simple et esthétique.  Non, elles sont surtout un moyen de fixer la laine sur place et de l’empêcher de bouger à l’intérieur de la couette. Une grande et longue aiguille plus un fil de matelassier seront nécessaires pour terminer cette ultime étape.

fabrication de la couette en laine

La pose de bouffettes

Une couette montagne en laine et lin – un régal

Finalement, on peut admirer le résultat de nos efforts. Une vraie couette montagne est devant nous. Parce que c’est une véritable montagne de pure laine recouverte de toile de lin de qualité.

fabrication de la couette en laine

les pompons en place, la couette est bien volumineuse !

Pour ceux qui ont toujours froid, pour les habitants des chalets alpins ou pour ceux qui comme nous, n’aiment pas les pièces surchauffées 😊. Maintenant que du plaisir car le sommeil sous cet édredon – “c’est un régal ”. Ce sont ceux qui ont voulu la même couette pour eux qui nous l’ont confié après son utilisation.

Le plaisir de dodo est là!

Le plaisir de dodo est là!