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La laine : définition, propriétés

Pourquoi être tombé “amoureux” de la laine des moutons? La réponse est dans les qualités de la laine. Mais aussi dans l’attirance inexplicable qu’a l’homme envers elle depuis une très haute antiquité, puisqu’on a retrouvé les traces de son emploi vers la fin du néolithique. C’est une des meilleures matières textiles et une des plus saines. Nous développerons ici le sujet de la laine – définition, avantages physiques et chimiques traités en deux parties distinctes.

La Laine – Définition

La toison

En premier lieu, il est intéressant d’examiner la laine dans son état naturel, sur le dos du mouton. En effet, la toison elle-même se compose des différents types de poils dont les fonctions sont diverses. Ainsi, se trouvent sur le dessus ceux les plus solides et résistant aux conditions météo bien rudes. Dans la couche interne, on trouve des poils plus fins, comparables au duvet en ce qui concerne leur fonction. Au même temps, on les considère comme beaucoup plus fragiles aux conditions climatiques et à l’usure.

Ajoutons que par une sélection ambitieuse pratiquée durant des siècles, les éleveurs ont obtenu les toisons quasi uniformes. Composées uniquement des poils fins, on ne retrouve plus les fibres longues du dessus. Ces dernières servaient, à l’image d’un toit de chaume, à protéger l’animal contre les rigueurs du climat. Ainsi, beaucoup de races « de sélection » sont devenues fragiles face au climat et incapables de passer l’année entière dans les pâturages. .

La fibre

La laine est un poil de mouton. En effet, dans la peau de l’animal se trouvent des cellules spécifiques, chargées de la sécrétion d’une substance qui devient poil par coagulation en contact de l’air. On peut comparer ces cellules à celles qui produisent les cheveux chez l’homme.

Vue au microscope, la laine présente des écailles caractéristiques. C’est justement grâce à elles que le feutrage ou la torsion d’un fil de laine soit possible.

D’autre part, de petites glandes (les glandes sébacées) sécrètent dans le pore une graisse, le suint, et même des cires (lanoline), la suintine, qui vient enrober et imprégner le poil, ce qui le rend plus doux, plus élastique et plus résistant, imperméable aux intempéries. Selon la race de l’animal, la quantité de suint présent dans la toison varie de 20 à 50% de la masse totale (de 2 à 5kg en général), et peut aller jusqu’à 70% pour les laines les plus fines.

La laine de mouton vue au microscope

La laine de mouton vue au microscope

Les caractéristiques physiques et chimiques

Elle « respire » tout en nous réchauffant

Ses propriétés hygroscopiques

La laine est une fibre la plus hygroscopique parmi toutes les fibres naturelles connues jusqu’à aujourd’hui. Cette propriété peut être comparée à une « respiration ». Les cellules capillaires de la laine absorbent ou libèrent continuellement de la vapeur d’eau grâce à ses capacités hygroscopiques. Ainsi, progressivement, elle peut absorber jusqu’à 35 % de son poids en eau tout en restant sèche au toucher. Les fibres de synthèse n’ont même pas 20% de ses capacités. Ainsi, un vêtement de laine n’est mouillé au toucher que lorsque détrempé.

 Cette capacité hygroscopique augmente proportionnellement à l’épaisseur des poils. Ceci car ces derniers possèdent le canal médullaire, contrairement aux laines fines en dépourvues. Autrement dit, plus les fibres sont épaisses, plus elles peuvent emmagasiner d’humidité en restant sèches.

La chaleur produite par la fibre

Parallèlement, tout en absorbant l’humidité de l’extérieur, la laine produit de la chaleur dite « la chaleur d’absorption ». Cette chaleur fait, à son tour ressortir par l’évaporation l’humidité accumulée.

En d’autres termes, il s’agit d’une exceptionnelle «climatisation naturelle». C’est un mécanisme créant une barrière au froid et à l’humidité au même temps, inimitable par les fibres synthétiques.

Le canal médullaire dans la structure de la laine

Le canal médullaire dans la structure de la laine

Le canal médullaire est propre uniquement aux longues laines de surface de toison

Une excellente isolatrice

La laine contient 80% de son poids en air. Aussi de ce fait, elle est un matériau très léger : 20 kg par mètre cube. Le corps humain réchauffe l’air emprisonné dans ses fibres. A son tour, la laine libère cette chaleur lentement en nous protégeant contre une chute de température. Pour comparer, le coton et les fibres synthétiques refroidissent immédiatement.

Au XIX siècle, un professeur en médecine et zoologie allemand Gustav Jäger (1832-1917) a mené des tests sur les propriétés isolantes de la laine. Il voulait vérifier la réaction de l’organisme humain vêtu uniquement de laine aux températures de gel. Il en est résulté que les personnes participant aux essais n’ont subi aucun refroidissement du corps après quelques heures dans le gel. De plus, les participants ne sont jamais tombé malades de grippe par la suite. Les résultats de ces recherches confirmant les vertus bénéfiques de la laine pour la santé ont été publiés ultérieurement. Plusieurs livres du scientifique en ont témoigné dont « L’habillement normal de protection sanitaire » (1880).

Peu salissante et hygiénique

Chaque fibre de laine est recouverte d’une membrane protectrice naturelle semblable à de la cire qui résiste même aux produits de nettoyage à sec. Grâce à cela, on la qualifie comme un matériau très propre, car elle ne colle pas à la peau et ne retient pas la poussière. Elle se salit peu. Ainsi, un bon brossage suffit à la maintenir propre (sauf cas de tache, bien entendu).

Au même temps, les fibres de laine en laine ne retiennent pas les odeurs ; une simple aération de la laine à l’air libre suffit pour la rendre saine. En effet, elle se « détoxique » naturellement et charge du parfum du vent si apaisant.

Riche en lanoline, bonne pour la santé

La lanoline, définition

La fameuse lanoline, du mot latin « lana » (laine) recouvre naturellement la laine en guise de protection contre le froid ou la chaleur. Chimiquement, il s’agit d’une cire, d’un mélange d’esters, d’acides gras et d’alcool. Totalement antiallergique dans sans état pur, la lanoline fait ses preuves dans la pharmacie et dans la production des produits de beauté. En effet, elle est très efficace contre le dessèchement de la peau. Aussi, elle possède des capacités réparatrices, antiinflammatoires, cicatrisantes pour les peaux abimées, brulées, avec eczémas (pommades pour l’allaitement, pensements).

Connue bien avant

Les vertus de la lanoline, avant d’être analysées scientifiquement ont été connues et utilisée dans la vie quotidienne par les montagnards, éleveurs de moutons par excellence. En effet, depuis des siècles les peuples de montagne appliquent la laine fraichement tondue, expressément non lavée pour les problèmes de rhumatismes, douleurs dans les membres, et pour accélérer la cicatrisation. La laine riche en lanoline, appliquée directement sur les endroits douloureux du corps fait ressentir le confort. C’est une agréable chaleur, tout à fait différente de celle procurée par les matières synthétiques.

La toison de laine riche en lanoline

La toison de laine riche en lanoline

La façon la plus douce de laver la laine est de le faire à l’eau froide et d’exposer ensuite la fibre à la rosée matinale

On peut préciser que le lavage à chaud ou chimique va enlever et emporter la lanoline présente sur la surface de la laine. C’est le lavage à froid ou éventuellement à l’eau tiède qui rend la laine propre sans trop la dégraisser ni enlever la fameuse cire.

Hypoallergique

Sur le plan chimique, le principal constituant de la fibre de laine est la kératine. Cette protéine constitue aussi nos cheveux et nos ongles. De ce fait, la laine ne produit aucune allergie connue. Quant à sa protection en cire de lanoline, comme dit plus haut, elle est entièrement inoffensive en ce qui concerne les allergies, à condition d’être utilisé dans son état pur (sans les conservateurs etc). D’ailleurs, c’est pour cela que la pharmacie utilise la lanoline pour les soins de bébés et des mamelons abimés pendant l’allaitement.

Naturellement ininflammable

Un matériau naturellement ignifugé : la laine se consume sans flamme à partir de 560°C. Pendant ceci, elle ne produit pas de vapeurs toxiques, elle ne fond pas, et s’éteint d’elle-même dès que la source de feu en est éloignée. Cette caractéristique en fait une matière sûre et écologique dans la construction par exemple.

La capacité à feutrer

La laine possède un grand pouvoir feutrant : les écailles prononcées en surface vont s’accrocher les unes les autres. C’est ce qui va lier entre elles les fibres dans la fabrication du feutre. Cette propriété aide considérablement à la filature, et est très utilisé en finition du tissu en laine (foulage).  La capacité de feutrage de la laine exige aussi une attention particulière lors de lavage. Ainsi, il faut prêter attention à ne pas feutrer la fibre par le frottement excessif.

Conclusions

Dans l’ensemble, la laine possède une multitude de propriétés bénéfiques, intéressante pour la santé et le confort naturel de l’homme. Les vertus de la fibre ne se limitent pas uniquement au domaine vestimentaire. On voit ses avantages comme intéressants dans l’ameublement et même dans la construction. S’en priver dans la vie quotidienne serait une erreur ou grand dommage. En plus, elle permet d’échapper à l’impact des matières et des objets industriels laids, coûteux, monotones. Et aussi dont la production détruit l’environnement. Grâce à la laine on retrouve le contact avec la matière naturelle et la nature elle-même. Ce fait parait bien important, surtout si on prend en compte que le monde est en train de voler à sa perte. L’homme le fait avec lui, passager d’une planète qu’il n’a que trop tendance à détruire sous ses pieds.

Si la laine vous a convaincu, n’hésitez pas à vivre un certain confort et à retrouver sur notre site nos couettes naturelles en laine, oreillers garnis laine, ou bien coussins pure laine et lin qui vous intéressent.

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Sources :

  1. Kuhnemann H., « Les Moutons », traduction P. Guibal, Les Éditions Eugen Ulmer, Paris 2004
  2. Grycewicz H, Staniszkis O., « Welna », PWRL, Varsovie 1959
  3. Burlet J-E., « La laine et l’industrie lainière », Presses universitaires de France, 1972 
  4. Gibson B., « Filer la laine et créer ses propres écheveaux »,  traduction N. Gachet, éd. Eyrolles, Paris 2014
  5. Figue-Henric E., « Connaissance des teintures végétales »,  éd. Dessin et Tolra, Paris 1980

MOUTONS DES CARPATES, Fondevialle 15500 Molèdes

0033 6 52 73 57 55

9h00 - 18h00

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